Aller au contenu

RAG IA : c’est quoi, et faut-il en faire un pour votre entreprise ?

Le RAG (génération augmentée par la recherche) consiste à faire chercher une IA dans vos documents avant qu’elle réponde : elle retrouve les bons passages, les lit, puis rédige sa réponse en citant ses sources. Le modèle n’est pas modifié, on lui donne simplement à lire ce qu’il faut au moment de la question. Un RAG fiable demande plus que déposer des fichiers : découpage, recherche par mots exacts et par sens, droits d’accès, mise à jour. Et il a une limite : il retrouve des textes, il ne lit pas les chiffres de vos logiciels et n’applique pas vos règles.

Le RAG en une phrase

RAG est l’abréviation anglaise de Retrieval-Augmented Generation, qu’on peut traduire par génération augmentée par la recherche. Avant de répondre, l’IA va chercher les passages utiles dans une source que vous lui fournissez, les lit, puis rédige sa réponse à partir de ce qu’elle vient de lire.

Le modèle lui-même n’apprend rien. ChatGPT, Claude ou Mistral restent exactement les mêmes. On leur met sous les yeux, au moment de la question, les bonnes pages de vos documents, comme un nouvel arrivant qui ouvre la bonne procédure avant de répondre au téléphone.

C’est aussi ce qui se passe, en coulisses, quand vous connectez votre Drive ou votre SharePoint à un assistant IA. Un modèle ne peut pas lire des milliers de documents à chaque question : il lit ceux qu’une recherche lui a apportés.

Comment l’IA cherche dans vos documents

Prenons une question posée par une chargée d’affaires : « Quel délai d’intervention avons-nous promis au client Durand dans son contrat de maintenance ? » Voici ce que fait un RAG.

  • Vos documents ont été découpés à l’avance en morceaux de quelques paragraphes, et rangés dans une base de recherche.
  • La question est transformée en recherche : l’outil cherche les morceaux qui parlent du client Durand, de contrat et de délai d’intervention.
  • Les quelques morceaux les plus pertinents sont envoyés au modèle, avec la question.
  • Le modèle répond en s’appuyant sur ces passages, et indique d’où vient l’information : tel contrat, tel article.

Le RAG débutant : déposer des fichiers et espérer

La version la plus courante consiste à déposer des fichiers dans un outil et à poser des questions. Pour quelques documents propres, cela marche bien. Anthropic indique d’ailleurs que si toute votre base tient en environ 500 pages, le plus simple est souvent de la donner entièrement au modèle, sans recherche du tout.

Au-delà, les défauts apparaissent vite. La recherche par le sens, utilisée par défaut, rate les codes exacts : demandez une référence d’article ou un numéro d’affaire, et vous obtiendrez des textes qui parlent du même sujet en général, pas de celui-là. L’ancienne grille tarifaire cohabite avec la nouvelle, et l’IA cite parfois la mauvaise. Surtout, quand la réponse est fausse, personne ne sait si c’est la recherche qui a raté le bon document ou le modèle qui a mal lu.

Ce qui change dans un RAG bien fait

Un RAG fiable se joue sur huit points. Le dernier est celui qu’on oublie le plus : avant de juger les réponses, on vérifie que la recherche apporte le bon document au modèle. Si elle ne le trouve pas, aucun modèle, même le meilleur, ne répondra juste.

Ce qui change dans un RAG bien fait
PointRAG débutantRAG bien fait
DécoupageDes morceaux de taille fixe, coupés au milieu d’un tableau ou d’une clauseUn découpage qui respecte la structure : article de contrat, ligne de tarif, procédure entière
RecherchePar le sens uniquementPar le sens et par mots exacts en parallèle, pour retrouver « PH-40 » ou un numéro de client
La questionEnvoyée telle quelleReformulée avant la recherche : « ça fuit sur la 07 » devient « fuite pompe machine 07 procédure »
Le triLes premiers résultats, bons ou nonUn second tri plus précis relit les résultats et ne garde que les passages utiles
Droits d’accèsTout le monde voit toutChacun ne retrouve que les documents qu’il a le droit de lire : la paie reste à la paie
SourcesUne réponse sans référenceChaque réponse cite le document et le passage, pour vérifier en un clic
Mise à jourOn redépose les fichiers quand on y penseLes documents modifiés sont relus automatiquement, les versions périmées retirées
MesureOn juge à l’impressionUne liste de questions dont on connaît le bon document, pour vérifier que la recherche le trouve

La limite du RAG : il retrouve des textes, pas des données ni des règles

Un RAG répond bien aux questions dont la réponse est écrite quelque part. « Que dit la procédure ? », « Quelle garantie dans ce contrat ? », « Où est la fiche technique de ce produit ? » : c’est son terrain.

Il est beaucoup moins bon dès que la réponse n’est écrite nulle part. « Quelles affaires sont en retard, et lesquelles peut-on décaler ? » demande de croiser un logiciel de gestion, un planning et la charge de l’équipe, puis de calculer. « Quel prix faire à ce client ? » demande d’appliquer une grille, une remise négociée et une règle de zone. Aucun passage de document ne contient ces réponses toutes faites.

Le RAG remonte aussi des textes qui se contredisent sans savoir lequel l’emporte : une note de service récente qui annule une procédure plus ancienne, une exception accordée à un seul client. Un collaborateur le sait. La recherche, elle, remonte les deux.

Notre façon de faire : pas seulement du RAG

Dans une PME, l’information utile vit à trois endroits : dans des documents (contrats, procédures, fiches techniques), dans des logiciels qui stockent des données structurées (clients, tarifs, commandes, historique, stocks, planning), et dans la tête de quelques personnes. Le RAG ne couvre que le premier.

Pour le deuxième, nous interrogeons directement les bases de données de vos logiciels, par des requêtes SQL ou par leur interface de programmation. « Quel est le dernier tarif appliqué à ce client pour cette prestation ? » se lit dans une table, pas dans un PDF : la réponse est exacte et à jour, au lieu d’être reconstituée à partir de textes.

Pour le troisième, nous écrivons avec vous la mémoire d’entreprise : règles de prix, remises, délais réels, façon de traiter une réclamation, ce qui ne se fait jamais. Une seule version de chaque règle, à jour. Le RAG garde sa place pour retrouver un passage dans vos contrats ou vos fiches techniques, comme une pièce parmi d’autres.

Les garde-fous autour de vos données

L’agent n’a pas les clés de toute la base. Il passe par des accès en lecture seule, ou limités aux tables utiles, et par des requêtes prévues et vérifiées plutôt que du SQL écrit librement par le modèle. Toute action qui modifie quelque chose attend une validation humaine, et chaque lecture comme chaque action est inscrite dans un journal.

Faut-il en faire un pour votre entreprise ?

Pas forcément en premier. La bonne question n’est presque jamais « faut-il un RAG ? », mais « quelle information l’agent doit-il trouver, et où vit-elle ? ». Trois questions permettent de trancher. Si vous voulez les appliquer à vos documents et à vos logiciels, vous pouvez réserver 30 minutes avec Théo.

  • Vos équipes perdent-elles du temps à chercher une information qui existe déjà par écrit ? Si oui, un RAG bien fait est utile.
  • Vos documents tiennent-ils en quelques centaines de pages ? Alors un assistant du marché avec vos fichiers peut suffire, sans rien construire.
  • Votre besoin est-il de lire des chiffres, d’appliquer des règles ou d’agir dans vos logiciels ? Alors commencez par la mémoire d’entreprise et l’accès contrôlé à vos données, et ajoutez une recherche documentaire là où elle sert.

Questions fréquentes

Le RAG entraîne-t-il l’IA sur mes données ?

Non. Le modèle n’est pas modifié. Il lit vos passages au moment de la question, puis les oublie. C’est ce qui permet de mettre à jour un document sans rien réentraîner.

Le RAG empêche-t-il l’IA d’inventer ?

Il réduit fortement le risque quand la réponse est dans vos documents et que la recherche la trouve. Si le bon passage n’est pas retrouvé, l’IA peut encore compléter avec du probable. D’où l’intérêt des sources citées et d’une consigne claire : dire « je ne sais pas » plutôt que deviner.

Mes documents confidentiels partent-ils chez le fournisseur de l’IA ?

Les passages retrouvés sont envoyés au modèle pour qu’il réponde. Avec les offres professionnelles, les fournisseurs s’engagent en général à ne pas s’en servir pour entraîner leurs modèles : cela se vérifie dans le contrat. Pour les données qui ne doivent pas sortir, la recherche et le modèle peuvent tourner sur vos propres serveurs.

Trente minutes pour trouver la tâche qui vous rend le plus d’heures.

Réserver 30 min avec Théo

Gratuit, sans engagement. Devis dans les 24 heures.

Trente minutes pour définir votre premier agent IA.

On discute de vos process et on définit ensemble l’agent IA le plus rentable à mettre en place chez vous.

Réserver 30 min avec Théo